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Mercedes 240D : L’endurance éprouvée
Conçue pour être fiable, la Mercedes 240D s’est imposée par l’usage sur les routes marocaines.
La Mercedes 240D n’a jamais été conçue pour devenir un mythe. Lancée à la fin des années 70, elle répondait à une logique industrielle simple : produire une berline fiable, durable et rationnelle. Pourtant, au Maroc, elle a dépassé ce cadre. Plus qu’une voiture, elle s’est imposée comme un outil de travail, façonné par les contraintes locales et validé par l’usage quotidien.
Le cœur de la 240D repose sur un moteur diesel atmosphérique, simple dans sa conception. Robuste, ce bloc privilégie une architecture éprouvée, avec une injection mécanique et une absence quasi totale d’électronique. Ce choix technique recèle une tolérance élevée aux conditions d’utilisation intensives.
Il va sans dire que la Mercedes 240D était parfaitement adaptée aux réalités du réseau routier marocain des années 80 et 90. Outre son moteur qui fonctionne plutôt bien même lorsque la qualité de carburant est médiocre, sa suspension absorbe toutes les irrégularités de la route, en ville comme sur piste.
Pour preuve, ce modèle a été utilisé massivement comme grand taxi, enchaînant les trajets interurbains, souvent avec des charges supérieures à sa configuration initiale. Avec six passagers à bord, et un coffre chargé de bagages, la voiture n’était plus évaluée sur son confort, mais sur sa capacité à tenir dans le temps.
Une diffusion portée par la diaspora
Il faut aussi souligner que la quasi-totalité des Mercedes 240D qui circulaient au Maroc est arrivée via les Marocains résidant en Europe, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Belgique. Chaque été, ces véhicules entraient au pays, avant d’être revendus localement à la fin des vacances.
Ce mode d’importation a facilité l’accès à un modèle réputé pour sa robustesse. Une fois intégrée au marché local, la 240D entrait dans un cycle d’exploitation prolongé, souvent sur plusieurs décennies. Elle n’était pas achetée pour son statut, mais pour sa capacité à durer et à être exploitée sans interruption.
Une logique économique avant tout
Dans ce contexte, la 240D s’inscrit dans une logique strictement rationnelle. Elle est achetée pour être amortie sur des centaines de milliers de kilomètres, entretenue avec des moyens limités et réparée plutôt que remplacée. Ce modèle économique repose sur une équation simple : un coût d’usage maîtrisé et une endurance mécanique élevée.
Aujourd’hui encore, la 240D reste associée à une idée de robustesse presque absolue. Et une chose est sûre, cette image ne repose pas sur une perception abstraite, mais sur le résultat d’un usage intensif au cours de plusieurs décennies. À l’heure où l’automobile évolue vers plus de complexité, son parcours rappelle une réalité simple : la durabilité ne se mesure pas en innovations, mais en capacité à durer dans le réel.
Hicham Atabi

Rétroviseurs
Mercedes série 108 : la voiture qui a redéfini le luxe automobile
En 1965, Mercedes-Benz dévoile à Francfort la série 108, une berline aux lignes épurées qui marque en profondeur l’histoire du constructeur. Six décennies plus tard, ce modèle est devenu iconique. Retour sur une voiture qui a posé les fondations de la future Classe S.
Les années 1960 bouleversent les codes. Les silhouettes urbaines changent, l’architecture gagne en transparence, la société se libère. Mercedes-Benz accompagne ce mouvement en redéfinissant sa vision du luxe : moins d’ornementation et plus de clarté. La série 108, présentée en 1965, illustre parfaitement cette transition. Avec les 250 S, 250 SE et 300 SE, la marque à l’étoile adopte une esthétique fluide, posée sur des volumes précis, loin des excès chromés des décennies précédentes.
Dans son sillage, la série 109 introduit les versions à empattement long, dotées d’une suspension pneumatique inédite. Elle s’adresse à une clientèle qui demande davantage d’espace et une sophistication technique jusque-là réservée aux limousines d’apparat.
Un salon roulant
Outre la beauté des lignes extérieures, c’est l’habitacle qui exprime pleinement son statut de berline haut de gamme. Baigné de lumière grâce à de généreuses surfaces vitrées, l’intérieur de ce modèle est un salon feutré avec des matériaux du tout premier choix et une qualité d’assemblage irréprochable. Dans la série 109, l’empattement allongé renforce la sensation d’espace, tandis que la suspension pneumatique offre un confort de roulage incomparable pour l’époque.
Sous le capot, Mercedes-Benz propose un six-cylindres à la fiabilité reconnue, en raison de son système d’injection à piston. Puis la gamme franchit un palier en 1969 avec la 300 SEL 3.5, qui inaugure le V8 M116. Il s’agit d’un 3,5 litres à injection électronique, bientôt décliné en 4,5 litres pour les États-Unis. C’est la première fois que Mercedes produit des V8 en grande série. Mais c’est la 300 SEL 6.3, lancée en 1968, qui crée la légende. En reprenant le V8 de la prestigieuse Mercedes 600 (W100), elle développe 250 ch et offre des performances dignes d’une sportive, tout en préservant le confort d’une grande limousine. Véritable précurseur des super-berlines, elle installe durablement Mercedes-Benz comme référence du luxe dynamique.
Entre 1965 et 1972, Mercedes produit plus de 382 000 exemplaires des séries 108 et 109, un volume impressionnant pour le segment du luxe. Leur réputation d’élégance et de robustesse nourrit encore aujourd’hui une forte demande sur le marché de la collection.
Hicham Atabi
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Nouveautés
Mercedes Classe E (2023) - Auto-Moto
Toujours plus d’innovations, telle est la devise du constructeur Mercedes qui propose une nouvelle Classe E bardée d’interfaces numériques high-tech, d’assistants électroniques évolués, le tout dans un espace intérieur revu à la hausse.
A une époque où les SUV dominent sans partage le marché automobile, où les grandes berlines sont sans cesse fustigées par les défenseurs de la cause écologique, le constructeur Mercedes persiste et signe en dévoilant la nouvelle Classe E. Et ce, quand bien même les chiffres de vente de la «E» sont en constante régression.
Pour épater la galerie, la révélation eut lieu à Stuttgart au sein de l’usine Sindelfingen, considérée comme le berceau de la production Mercedes.
Le renouveau de ce modèle consiste en l’adoption d’une nouvelle plateforme, empruntée à sa grande sœur Classe S, et des roues arrière directrices, ce qui présage d’un confort princier et d’une tenue de route irréprochable. Son style dynamique dans la continuité du modèle précédent, recèle néanmoins un réel renouvellement, notamment au niveau de la face avant, plus élégante que jamais, avec des feux reliés à la calandre surdimensionnée.
En tout point de vue, la ligne cette grande berline allie tradition et modernité avec des proportions classiques à trois volumes et un design avant-gardiste. Sa silhouette, soulignée de porte-à-faux réduits et du long capot moteur nervuré, recèle une belle fluidité des lignes. Ce sentiment de dynamisme est d’autant plus renforcé par les poignées de porte affleurantes à la carrosserie, proposées optionnelles.
La face avant, en revanche, est mise en valeur par une nouvelle signature lumineuse, dont les nombreuses diodes soulignent les blocs optiques et le contour de la calandre.
Même constat à l’arrière où le graphisme des feux en étoiles trois branches procure une touche d’élégance à la poupe.
Longue de 4,95 m, la sixième génération de la Mercedes Classe E lorgne de plus en plus vers la Classe S, en adoptant un empattement revu à la hausse (+ 22 mm), au bénéfice de l’habitabilité.
Totalement inédite, l’intérieur de cette grande routière se dote de la dernière génération du système d’infodivertissement MBUX, compatible avec la connexion 5G. Mais, la palme de l’innovation réside dans le tableau de bord numérique, baptisé Superscreen.
En plus de la dalle numérique disposée face au conducteur, une surface en verre s’étend du volant jusqu’à la porte passager. Tenant lieu d’un poste de commande, cette partie abrite deux écrans juxtaposés. Outre l’écran d’infodivertissement érigé au milieu, le passager, lui aussi, bénéficie de son propre écran pour regarder les films en streaming ou surfer sur internet.
Pour ce qui est du mobilier,le cachet Mercedes est bien palpable, en raison du confort des assises et de la bonne facture des habillages. Les acheteurs ont l’embarras du choix des combinaisons des couleurs intérieures, dont la palette s’étend du beige clair, au gris cool, en passant par le marron.
L’agencement prend des couleurs avec un éclairage d’ambiance sous forme d’un arc reliant le pare-brise et les portières. Intégrée à la planche de bord, la console centrale abrite un espace de rangement et des porte-gobelets, surmontés d’un accoudoir rembourré.
Pour le reste, l’habitacle est truffé de caméras intérieures destinées à reconnaitre les gestes du conducteur pour activer une fonction. Il suffit, par exemple, qu’il tende la main vers le plafonnier pour que la liseuse s’allume. Plus insolite encore, une caméra placée au centre du tableau de bord permet de prendre des selfies.
Sous le capot de la nouvelle Classe E, on retrouve les blocs de la génération précédente. Il s’agit du bloc à essence de 204 ch qui équipe la version d’entrée de gamme, E 200, et du 4-cylindres Diesel développant 197 ch, qui anime la version 220d. Sobre à l’usage, ce dernier peut être secondé par la direction à deux ou quatre roues motrices. Les deux blocs bénéficient de la micro-hybridation (48 V), qui booste la puissance lors des relances.
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les prix et les équipements de Mercedes Classe E
L’offre en matière de motorisations hybrides rechargeables, quant à elle, se décline en deux versions (312 ch et 381 ch), dont l’autonomie électrique atteint environ 100 km.
Tout compte fait, la Mercedes Classe E, sixième du nom, réalise un bond qualitatif et quantitatif spectaculaire, ce qui fait presque disparaître les frontières avec la prestigieuse Mercedes Classe S. Ses tarifs seront dévoilés le 4 juillet, et sa commercialisation interviendra en septembre prochain.
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Nouveautés
Mercedes EQS SUV : Plus que parfait, mais Electrochoquant
Inspiré de la limousine électrique, le Mercedes EQS SUV se place à l’avant-garde de la mobilité verte, à la lumière de son autonomie et de sa rapidité de recharge, ainsi que pour ses nombreux assistants électroniques de conduite et de confort, qui procurent une expérience de conduite ultra sophistiquée.
Doucement, mais sûrement, le constructeur Mercedes tourne le dos aux propulsions thermiques, et s’engage progressivement dans la voie de l’électrification. Après l’EQA, l’EQB, l’EQC, l’EQE, l’EQS, la marque à l’étoile a révélé dernièrement un somptueux SUV EQS, décliné de la berline hyponyme.
Totalement inédit, le nouveau né de la gamme électrique est gratifié d’innovations avant-gardistes et d’un habitacle aussi somptueux que spacieux pour sept passagers. Grâce à ses puissants moteurs électriques, à sa transmission intégrale 4MATIC très réactive et à son programme de conduite OFFROAD intelligent, ce modèle est capable de s’aventurer hors des sentiers battus. Bien que sa taille semble plus réduite que celle de la berline, le nouveau venu affiche des mensurations régaliennes : 5,12 m de long, pour 1,959 m de large, et une hauteur de caisse pointant à 1,71 m… Mais avant de prendre place à bord, faisons le petit tour du propriétaire.
Carrure athlétique
Sur le plan esthétique, le premier SUV 100% électrique de Mercedes arbore un design bien inspiré, conciliant la sensualité des lignes et les exigences aérodynamiques. Ceci se traduit par des surfaces et des volumes généreusement modelés, qui se succèdent dans une fluidité remarquable.
Monolithique, la partie avant se distingue par des phares au dessin très original, reliés à la bande lumineuse qui souligne le faciès. Mais aussi par la calandre noire (Black Panel) qui abrite les nombreux capteurs et des systèmes d’aide à la conduite, tels que l’ultrason, la caméra et le radar. L’ensemble est surmonté d’un capot moteur bien nervuré.
Le profil est de même acabit avec des ailes avant arrondies et des épaules musclées, ce qui procure un aspect bodybuildé à l’engin. Le montant C étant repoussé loin vers l’arrière, l’habitacle semble visuellement plus spacieux. Reposant sur de grandes roues de 20 à 22 pouces, l’EQS SUV se signale également par son caractère robuste. Outre les poignées de porte affleurantes, livrées de série, un toit ouvrant panoramique est disponible en option. Celui-ci se compose de deux modules qui forment ensemble une très grande surface vitrée et offrent ainsi beaucoup de transparence et de luminosité dans l’habitacle.
Du reste, les éléments du feu arrière, taillés sous forme d’une hélice 3D incurvée, se combinent à merveille avec le bandeau lumineux, ce qui lui procure une signature lumineuse distinctive… Pour ce qui est de l’accueil à bord, le nouveau SUV partage avec l’EQS berline la même longueur d’empattement, 3,2 m, ce qui suggère un niveau d’habitabilité royal.
Ambiance Star Trek
A l’intérieur, la numérisation est poussée à son paroxysme : l’Hyperscreen MBUX, abritant les écrans haute résolution de l’interface média et de l’instrumentation, recouvre la quasi-totalité de la planche de bord. Qui plus est, le passager avant bénéficie de son propre écran OLED de 12,3 pouces.
Ici, on apprécie la forme des sorties d’aération dessinées sous forme de turbines, ainsi que la monumentale console centrale qui délimite l’espace entre les deux sièges avant. En tant que véhicule électrique, l’EQS est dépourvu de transmission intégrale, et ladite console centrale abrite un gigantesque espace de rangement.
Outre l’ergonomie, le nouveau né de Mercedes revendique une modularité inédite : 7 passagers peuvent prendre place sur trois rangées de sièges. Dans cette configuration, la banquette fractionnable du deuxième rang s’escamote électriquement pour permettre l’accès à la troisième rangée. Dédiée accessoirement à des occupants au gabarit réduit, cette dernière se replie en deux temps trois mouvements dans le plancher. Enfin, le volume de chargement du coffre peut passer de 565 litres en configuration 5 places à 2 000 litres lorsque les banquettes sont rabattues. Hormis le confort et le bien-être à bord, l’EQS SUV dispose d’une carte maîtresse dans sa manche : l’autonomie de sa propulsion efficiente.
Alors que la commercialisation effective de l’EQS SUV interviendra en Europe à partir du premier semestre 2023, son carnet de commande est déjà ouvert dans plusieurs pays. L’offre se compose d’une version d’entrée de gamme (450 4Matic) et une autre plus huppée (580 4Matic).
Autonomie élevée
Si la première affiche une puissance de 360 ch pour un couple de 800 Nm, l’autre génère la cavalerie de 536 ch, au bas mot. Les deux modèles sont alimentés par une batterie de 107,8 kWh, et réclament une consommation électrique qui s’échelonne entre 20,2 kWh et 24,3 kWh /100 km. De quoi assurer l’autonomie inédite de 613 km, à condition qu’ils soient chaussés de pneumatiques de 20 pouces. Autre performance et non des moindres, l’opération de recharge s’effectue en environ 30 secondes pour atteindre 80%. Ceci il le doit à ses batteries perfectionnées qui autorisent une charge de 200 kW.
Quant au confort de roulement et la tenue de route, le SUV de Stuttgart adopte la suspension pneumatique Airmatic qui travaille de concert avec l’amortissement piloté, dont la rigidité est régulée automatiquement. Ajoutez à cela un système à quatre roues directrices, dont l’angle de braquage peut être porté jusqu’à 10 degrés, et voilà le gigantesque SUV de 2,6 tonnes qui affiche une agilité déconcertante sur les routes sinueuses. Autant dire que ce modèle se conjugue au plus que parfait sur tous les registres, sauf celui de… l’accessibilité. Son tarif démarre à quelque chose comme 1,8 million de DH. C’est électrochoquant !
→ Prix et équipements disponible ici
Hicham Atabi
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